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Sarin (en cours)

 
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Auteur Message Personnages

Sarin
Dresseur pokemon
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Inscrit le: 25 Juin 2010
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MessagePosté le: Ven Juin 25, 2010 5:25 pm    Sujet du message: Sarin (en cours) Répondre en citant

Le Nom de votre personnage


Etat Civil

Nom : Sethradin
Prénom(s) : Sarin
Surnom(s) : Ce surnom n'est connu que dans le milieu mercantile, et les racontars, les rumeurs ainsi que la peur l'ont grandi au point qu'il dépassât ce qu'il annonce. Peu de personnes savent qu'il désigne Sarin, toutefois il fut déjà nommé "le Chacal d'Alec" en référence à la mise à sac de la ville éponyme, qui se révéla être une boucherie sans nom.

Âge : Vingt-neuf ans
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Race : Humain
Classe : Novice
Faction : Neutre
Métier : Aucun de concret

Caractéristiques personnelles

Apparence : Je me frottais les tempes et les joues, tentant vainement de chasser de ma chair l'engourdissement de l'alcool. J'ouvris péniblement les yeux, avec une grimace, et me retrouvais brutalement face à face avec la grande glace ovale, sans teint, qui reposait contre le mur nu de la chambre. J'y découvris un visage qui ne m'était plus si familier. Il était moins hâve que du temps où je manoeuvrais chaque jour, et pourtant, il y résidait comme une ombre fatiguée, résiduelle, qui lui enlevait une part de sa vitalité chaude et vibrante. De mon regard, je suivis la courbe insensible d'un nez de rapace, d'un front large surplombant des prunelles glacées, d'un bleu pâle rappelant un ciel hivernal, et rendus orageux par les sourcils sombres qu'ils soulignaient. Ma bouche était cernée par deux lèvres minces, crispées sur un rictus dégoûté. Mes doigts caressèrent un instant ma propre peau, y traçant une marque invisible sur le hâle presque buriné. Une épaisse chevelure cendrée se hérissait sur mon crâne, indisciplinée et rebelle.
Je me levais avec quelques efforts, chancelant brièvement avant de retrouver par miracle un équilibre qui ne me quittait que rarement. Mon existence m'avait doté d'un corps élancé, la nature ayant voulu qu'il soit d'abord grand. Torse nu, j'observais les muscles qui jouaient avec facilité sous la chair, lorgnant mes membres bien découplés sur lesquels se distinguaient une foule de scarifications souvent discrètes mais longues. Je soupirais, avant de chercher à tâtons une veste que je ne tardais pas à saisir. Lourde, au coloris auburn, elle était pourvue à l'intérieur de petits disques métalliques, assez éloignés les uns des autres pour ne pas cliqueter, ce qui expliquait son poids relatif pour un habit de ce genre. J'enfilais rapidement un solide pantalon de toile, puis une paire de bottes à la semelle cloutée.

Au fond, je ne m'étais jamais réellement départi d'une certaine note rude et vaguement sauvage, qui m'avait caractérisée toute ma vie.


Caractère : Ce que votre personnage apprécie et n'apprécie pas, sa manière d'agir et de penser, ses défauts et ses qualités...

Histoire : Il faut bien qu’une vie commence par quelque chose. Un rayon de soleil, un orage, une pluie sourde et tambourinante. D’un autre côté, il faut aussi qu’elle se termine, d’une façon ou d’une autre. Dans la joie, la colère, le bonheur ou le sommeil. Et ce jour-là, j’ai bien crut que la mienne allait s’achever. Tar Delnoch. Auriez-vous vu cette citadelle que vous vous seriez demandé quel fou aurait voulu la prendre d’assaut. Ce fou, il avait un nom : Shakusan.

Combien d’hommes moururent en un jour ? Combien d’hommes périrent lors de ce siège absurde ? Je n’en ai aucune idée. Généralement, lorsqu’une vaste armée est mise en déroute, la plupart de ses soldats survivent. La défaite arrive parce que les bataillons rompent les lignes, parce que la panique est semée dans les rangs et qu’elle consume la discipline plus vite qu’un feu de broussailles ne pourrait jamais le faire. Mais je crois qu’à Tar Delnoch, nous n’avons pas perdu parce que nous fuyions. Nous n’avons pas perdu en nous éparpillant à travers les Monts. Je crois que la grande majorité de nos alliés moururent au pied des murs.

Imaginez-vous trois montagnes, disposées en triangle. Ajoutez une forteresse énorme sur celle qui forme la pointe, un donjon cerné par six murs hauts et épais, indestructibles même par les plus puissantes balistes qu’il soit donné de posséder. Plantez des tours tous les cent cinquante mètres, de hautes structures abritant des arbalétriers superbement protégés. Garnissez les remparts avec des fantassins soigneusement équipés de perches et de lames d’excellente facture. Voyez-y des herses forgées par les nains et bardées par les runes de leurs dieux. Remplissez chaque cour intérieure par un escadron de cavalerie lourde... Et pensez bien qu’avant d’arriver à cet enfer, il faut traverser son antichambre : un goulot escarpé, flanqué de deux montagnes, surplombé par des tours trapues abritant des trébuchets et des catapultes. Hérissez les flancs rocailleux avec des tireurs embusqués qui vous harcèlent nuit et jour, le temps que votre armée traverse les douze kilomètres de ce couloir de la mort.

Je ne sais pas pourquoi Shakusan voulait s’emparer de Tar Delnoch. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il a tout sacrifié pour y parvenir.

On a tous perdu un ami, un frère dans cette bataille. Pendant le misérable demi-mois qu’a duré cette folie, plus d’une dizaine de milliers d’hommes sont morts du côté ennemi. Chez nous, les pertes ont été innombrables. On ne s’arrêtait pas pour compter combien de cadavres désarticulés reposaient au fond du précipice, pas plus qu’on ne cherchait à savoir combien ils furent, écrasés sous les rochers ou les échelles de guerre renversées. Qui voulait savoir si c’était un ami ou un ennemi qui venait de chuter du rempart ? Ces jours ont été les pires de ma vie. La mort planait au-dessus de moi comme un corbeau qui ne voulait pas me lâcher. J’ai tué avec plaisir, parce que plus vous attendez en bas, à regarder ces maudites murailles vous narguer, plus vous haïssez ceux qui les garnissent et qui vous font endurer ce calvaire.

Vous faîtes plus que les haïr, en fait. Vous enragez, chaque seconde que dure ce siège imbécile. Vous abhorrez chaque pierre de ces murs, chaque visage flou sur le chemin de ronde. Vous ne pensez pas une seconde que c’est votre propre idiotie qui vous a mené ici. Votre soif de l’or.
Et lorsque vous investissez enfin un escalier, une cour, une salle, vous tuez. Sans discernement. Sans plus de pensée. Le premier ennemi à votre portée, qu’il soit soldat ou non... devient à jamais une face gravée dans votre mémoire, nimbée d’une voile rouge de fureur.

Tar Delnoch a été une folie. Et je ne sais toujours pas comment j’ai pu me laisser entraîner là-dedans... mais ce qui est sûr, c’est que plus jamais je ne me laisserai enrôler. Pour moi, la guerre est finie.



***


- Vous vous moquez de moi ?
- Pas le moins du monde, mon fils, répondit aimablement le novice.

Un éclair de colère passa sur le visage du garde.


- On sait ce que vous manigancez, vous et vos semblables.
- Nous ne vivons que pour amener un peu d’amour dans ce monde de violence.
- Vous direz ça au seigneur lorsqu’il arrivera !

Là-dessus, l’homme se détourna et enfourcha son cheval, avant de partir au galop. Le religieux poussa un soupir, puis secoua la tête. Les temps étaient troublés, trop au goût du frère Sern. Lui qui n’avait jamais aimé l’agitation, il regrettait à présent que l’on veuille même enrôler des moines dans l’armée. La guerre n’était pas leur affaire, et ne l’avait jamais été. Ceux qui s’engageaient ne faisaient que donner une idée fausse aux seigneurs, qui s’imaginaient que c’était une généralité.
Lorsqu’il se retourna, le moine un peu rondelet faillit se heurter à son... semblable. L’arrivée de frère Darel avait levé de nombreuses peurs et angoisses au monastère, ce qui était parfaitement compréhensible. Mais si le frère supérieur lui faisait confiance, il pouvait difficilement s’y opposer et avait personnellement fait contre mauvaise fortune bon cœur. Il n’en demeurait pas moins que sa présence leur était un danger.


- Frère Darel, ne me faîte pas peur comme ça, en arrivant aussi silencieusement, protesta-t-il timidement.

Il n’avait jamais pu prendre un ton assuré face à lui. Et pas seulement à cause du mystère qui le nimbait.


- Pardonnez-moi, lâcha le nouveau venu d’une voix rauque. Ce n’était pas mon intention.
- Ce n’est rien. Vous devriez cependant éviter de sortir lorsqu’un soldat est là.

Il ne répondit rien. Ce n’était pas son genre de parler beaucoup.

- Je retourne à la bibliothèque. J’ai trouvé un ouvrage qui traite de la manière dont les elfes usent de leur magie, et ce procédé me semble intéressant.
- Oui, sans doute, bredouilla Sern.

Son interlocuteur se détourna et repartit de son pas silencieux. Ce n’est que lorsque sa silhouette disparut dans l’ombre de l’édifice que le moine reprit sa respiration.



[center]***[/center]

- Ils ont peur de moi.
- Quoi de plus normal ? N’en faîtes pas un reproche, Sarin.
- Allez-vous dire que mon âme est pure, peut-être ? ironisa le tueur.
- Jamais. Certains d’entre nous doutent même que vous en ayez une.
- Comment définissez-vous l’âme, mon Père ?
- C’est ce qui vous rattache au fil du destin. Sans âme, votre destin est oublié, perdu. Vous sombrez dans le néant, pour toujours.
- Ainsi, nous sommes soumis à la destinée, nous sommes ses jouets, sans espoir d’en modifier le dictat ?
- Si vous désirez le voir ainsi.
- J’ai l’impression que vous ne m’appréciez pas autant que vous voulez bien me le faire croire. Alors pourquoi m’avoir accepté dans votre monastère ?
- Après quatre ans à nos côtés, vous devriez voir la réponse, Sarin, souffla le frère supérieur.
- Pourquoi ne me donnez-vous pas mon nom de baptême ?
- Parce que je sais qu’il ne signifie rien pour vous.

L’ancien mercenaire se laissa aller plus profondément contre le dossier, faisant craquer le fauteuil.

- Votre perception et votre compréhension des autres n’est pas louée à sa juste valeur.

Le silence s’installa, uniquement perturbé par le bruit de la cuillère cognant contre la tasse de porcelaine.

- Mais vous n’avez toujours pas répondu à ma question, mon Père.
- Désirez-vous seulement entendre la réponse ?
- Bien sûr.
- L’accepterez-vous, quelle qu’elle soit ?
- Je ne promets rien.
- La voici : ce que je pense n’est rien en mesure de ce que je dois faire.
- Ce n’est pas ainsi que raisonnent les hommes, pourtant, grogna Sarin. Ce que vous devez faire est dicté par votre seule conscience. Alors comment pouvez-vous vous lever contre elle ?
- Parce que je sais que les dieux veulent bien vous accorder une chance.

Le combattant leva une main épaisse et musclée devant ses yeux glacés. Il la détailla, soigneusement.

- A votre avis, pourquoi les dieux ont-ils jugé bon de me donner un corps si puissant par-rapport au vôtre ? Vous n’avez pas la rapidité d’un elfe, la force d’un orc ou encore la robustesse d’un nain. Quelle réponse vous donne votre dieu ?
- Il me dit que nous savons mieux plier la nature à nos besoins pour qu’elle nous aide.
- Et pourtant, les elfes en font une alliée. Les nains savent l’exploiter et la forger. Les peaux-vertes ont depuis longtemps appris à communiquer avec pour en demander l’aide. Nous, les humains, sommes les plus imparfaits et les plus faibles.
- Je ne vois pas où vous voulez en venir.
- Expliquez-moi pourquoi, alors, ce sont les hommes qui répandent le plus la mort autour d’eux !

Le guerrier avait presque hurlé ces mots, et son poing serré s’était abattu contre un accoudoir dans un fracas épouvantable. Le frère supérieur le regarda longuement, avec une gravité que jusqu’ici Sarin ne lui avait jamais vue.

- Parce qu’ils laissent leurs émotions leur dicter ce qu’ils doivent faire, frère Darel.


Autre(s) Information(s) : Tout ce qui vous semble important concernant votre personnage et que vous n'avez pas eu l'occasion de mentionner avant.

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